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Michel Jakar


Michel Jakar écrit et réalise des films qui, pour l’essentiel, se situent hors des codes, hors des normes, ou qui pervertissent un genre donné en introduisant le trouble et l’inattendu.
Des films qui décalent et réorientent le regard par leur liberté de style, leur manière particulière, très personnelle de rechercher l’essence d’une émotion, de dévoiler l’étrangeté d’une évidence.Il y a dans son œuvre de la générosité et de l’intelligence, une faculté rare de saisir la singularité des êtres, d’en capter la force et la beauté cachée.
Des films qui ont l’élégance d’apparaître comme des architectures accidentelles dont les parties se recomposent après avoir volé en éclats, comme si le réel se rassemblait progressivement, une fois avouée sa complexité. Pourtant nous ne quittons jamais l’imaginaire ni son langage propre, une logique d’images et de narration où le cinéma s’affirme dans ce qu’il a de plus stimulant.
Patrick Bonté

Michel Jakar a réalisé de nombreux films, mais s’est préservé une démarche tout à fait originale qui fait de lui un véritable créateur. Cette réussite tient à l’invention artistique d’un nouveau dispositif propre à chaque film.
Il réalise des films « monstrueux », des œuvres hybrides et mystérieuses travaillant une logique de coutures et d’interpénétrations de différentes formes d’expressions artistiques. Il y a un peu du sang de Victor Frankenstein dans ses veines. Tous deux font des créatures à partir de morceaux de corps divers.
C’est en rassemblant les fragments des différents corps, en cherchant des points de jonctions entre les formes d’expressions que Jakar arrive à toucher l’aspect le plus taciturne de la création sans jamais attenter à son mystère.
On se rappelle cette phrase de Nabokov citée dans son film Etrange Printemps : « Il faut tourner le fin mot en énigme »
Dick Tomasovic

PLUS RIEN NE BOUGE

October 1st, 2006

La Nuit 1984Un film de Michel Jakar en phase de casting, de repérages et de préparation au tournage

“Un jour, j’ai rencontré la peinture de Jean Rustin. Face à  son œuvre, j’ai tout de suite été fasciné, englouti, dévoré par elle. Après, j’ai fait la connaissance de l’homme et de l’artiste.

La nécessité de ce film, c’est cette rencontre devant permettre à  la peinture et au cinéma de se contaminer l’un l’autre.

C’est la lumière qui nous relie. Sa peinture ne serait qu’une image si la lumière n’y était pas essentielle. Le cinéma étant aussi une affaire de lumière, nous devrons partager. De manière intime et brutale, il s’agira donc d’associer ces deux lumières pour révéler la peinture par le truchement du cinéma !

Pour atteindre ce moment de vérité entre le regard de la toile et le mien, je vais mettre en scène ma propre fascination à  travers une histoire à  plusieurs personnages. Ceux de la toile regarderont ceux de l’écran, peau contre peau. Et ça se passera à  l’abri des regards, dans une chambre close, hors du bruit, dans une solitude propice aux rencontres les plus intimes. Quelque chose comme une présence qui partirait de l’immobilité et qui se mettrait en mouvement.”

Maurice Pialat disait : « Un film c’est de la peinture qui bouge et c’est pas encore sec. »

RustinJean Rustin dit : « Je crois qu’une toile est finie quand elle ne bouge plus du tout. »

Un projet de 7 court-métrages à  partir de 7 toiles de Jean Rustin mises en abîme. Un projet complémentaire d’installation est envisagé.

Premier casting : Greet Demeurisse / Jean Fürst / Enzo Pezzella

Tournage entre Paris, Anvers et Bruxelles.

Sortie du film prévue en 2008

Une production KAMALALAM - Fondation Rustin
Avec l’aide de la Scam (Bourse Brouillon d’un rêve)